À bas les étoiles!

21 avril 2009

ou les chroniques d’une mère indignée

Ce titre d’article me fait un noeud dans l’estomac et j’ai de la difficulté à le prononcer sans un haut le coeur immédiat tant il est à l’opposé de ma vision de la vie…

Pourquoi le choisir alors? C’est que je le mets dans une bouche autre que la mienne, dans des pensées autres que celles qui nourissent mon esprit. En fait, c’est le message à peine voilé que nous lance sans  remords le magnanime Stephen Harper et son équipe conservatrice.

À bas les étoiles! À bas l’Observatoire du Mont Mégantic! À bas tout ce qui nous élève l’esprit! Car regarder et étudier les étoiles, c’est chercher un peu plus qui nous sommes, d’où nous venons, et penser, c’est dangereux, n’est-ce pas M. Harper? C’est menaçant pour un gouvernement tel que le vôtre qui impose ses diktats, espérant qu’ils s’insinuent en douce dans notre quotidien sans que nous répliquions! 

J’ai encore le goût de vous faire dire ces mots M. le Premier Ministre:

«À bas les arts»! car ils sont un fenêtre privilégiée sur nos idéaux.

«À bas les sciences»! car elles contredisent avec véhémence votre pensée créationiste. (Mon fils me disait d’ailleurs que le créationisme, en tentant d’enlever toute crédibilité à la science… retire par le fait même toute sa crédibilité à la religion! )

«À bas la conscience environnementale»! car elle nous oblige à tenter d’entrevoir d’autres solutions que l’exploitation éhontée des sables bitumineux de votre chère Alberta, et ça, c’est trop pour vous.

Regardez les étoiles, M. Harper, je vous en prie!!! Laissez-les vous redonner la mesure de tout homme, celle qui nous sied le mieux: notre petitesse devant l’infini mystère de la vie. Regardez-les et laissez leur lumière vous rappeller que notre mère la terre nous est prêtée et que nous devons en prendre soin et la respecter, comme le plus précieux des cadeaux que l’on vous ait donné.

Redonnez ce que vous avez coupé aux arts, à la science et aux étoiles! Participez à l’élévation de notre conscience! pas à son asservissement M. Harper! Je vous en prie…


Le fameux débat des chefs -entre être et paraître-

26 novembre 2008

Depuis quelques années, nous acceptons sans réfléchir le lieu commun suivant: «J’attends le débat pour fixer mon vote». À mon avis, il y un glissement dangereux dans cette affirmation; nous remettons le sort de toute la collectivité entre les mains de la personnalité politique qui paraîtra le mieux. Paraître.

Je ne nie pas l’importance du charisme chez un futur chef d’état. Loin de là. Cependant, nous nous en remettons à des faiseurs d’image qui tentent de trouver la stratégie gagnante pour nous rendre l’un ou l’autre plus sympathique, moins arrogant, plus respectueux, moins amorphe, plus courtois, moins ennuyeux, plus empathique, etc.

Que fait-on des vrais enjeux alors? Où relèguons-nous les fondements de l’existence de chacun des partis en lice? Comment affirmerons-nous notre vision du Québec à venir? En votant pour celui qui a le mieux parlé, qui a le mieux surpris ses adversaires, qui a la plus belle tonalité de voix, qui avait le plus bel habit, qui maîtrisait le mieux ses interventions apprises par coeur et répétées des dizaines de fois pour avoir l’air le plus naturel possible?

Je mets sur le banc des accusés ces fameux débats. Pas tant pour ce qu’ils sont en eux-mêmes que pour l’importance disproportionnée qu’ils ont pris dans nos intentions de vote. J’en ai contre nos esprits qui s’endorment et qui deviennent un peu paresseux. Cela demande un effort un peu plus grand d’aller visiter les sites de chacune des formations politiques pour voir les valeurs qu’ils soutiennent, c’est vrai. Mais cela permet d’aller au fond des choses et de comprendre la portée de son vote, plutôt que de signer un chèque en blanc au meilleur orateur d’une soirée.

Je suis souverainiste et à tendance socio-démocrate. Je suis déçue de voir que tout ce qui motive le parti libéral est l’économie. Je voterai quand même pour M. Charest car on dit qu’il s’est bien défendu lors du débat. C’est quoi l’affaire??? Votons donc pour que puissent prendre vie nos valeurs fondamentales, telles qu’elles soient, et relativisons donc ces fameux débats… Être.

Bon vote!


le vendredi 28 novembre, pensons-y!

25 novembre 2008

Je vous présente une initiative heureuse qu’un de mes ami fait connaître sur son propre blogue. Une occasion rêvée de nous déprogrammer un peu de cette vie où tout va trop vite pour qu’on aie même le temps de penser parfois… L’occasion de désirer autre chose peut-être!

journee-sans-achat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Merci Ghislain! (http://ghislainbedard.wordpress.com)


Je ne comprends pas!

14 octobre 2008

Un quasi statuquo au Québec… avec des députés silencieux et fiers de l’être, plus de confort pour Harper et ses politiques si éloignées de notre identité… Je suis déçue et je n’y comprends rien. Une élection qui a coûté près de 300 000 millions de dollars pour ça ?!?!?! Nous allons goûter à la vision de droite mes amis, à mon grand regret!…

Que dire du 59% de taux de participation au Québec? Et que dire de la région de Québec! Expliquez-moi!…


Pour qui ne pas voter…

21 septembre 2008


Source : Cyberpresse, photo Todd Korol

C’est pas possible! Je ne peux pas passer ça sous silence!!! Je ne peux pas croire qu’on en parle déjà plus dans les médias! Je ne comprends pas que cela ne nous assomme pas au plus haut point! Ce fut la nouvelle brutale qui m’a réveillée samedi matin. J’ai une telle charge d’agressivité et de colère en moi que je me dois de la transformer en mots pour m’en libérer un peu. Nous, la «bande de caves» que Jordi Bonnet avait vu en nous, pendant ce temps, on dort… on entend cela sans réagir, on reste froid et indifférent… Hey oh! Y a quelqu’un ? Allo la Terre?

Notre si bon M. Harper, qui a la cote dans la grande région de Québec semble-t-il (je n’y comprends strictement rien), en plus de sabrer dans les programmes culturels, a baffoué dès 2006 les bases de notre démocratie sans remords et dans le plus grand des silence. C’est incroyable! Il a coupé les subventions d’organismes environnementaux où les scientifiques les plus crédibles s’investissaient dans la recherche; il a muselé ces mêmes scientifiques et ordonné aux experts en la matière de ne jamais s’adresser aux médias sans la préalable approbation du bureau du Pemier Ministre (quelle démocratie)! Il a aussi mis à la tête du principal organisme qui a pour mandat de conseiller le gouvernement en matière environnementale, tenez-vous bien, un représentant de l’industrie du… CHARBON!!!!! Mais voyons donc?… Je me disais justement cette semaine, que le discours du gouvernement canadien en matière d’environnement et de changements climatiques était timide, voir quasi inexistant et que c’est désolant. J’en comprends mieux les causes maintenant! M. Harper et sa «chouette équipe» ont délibéremment choisi de mettre de côté les intérêts supérieurs de la population et de l’avenir de l’humanité contre je ne sais quel intérêt financier… Il s’est ouvert la porte toute grande pour laisser émerger en toute impunité des exploitations dommageables pour l’environnement. Et bien bon Dieu, refermons-la lui sur le nez au plus vite! Et de façon convaincante!!!

Oui M. Harper, vous nous offrez un Québec plus fort… bla bla bla… Avec vos choix formidables et édifiants en matière culturelle et environnementale, vous nous rappelez qu’ici, on est vraiment «tannés de mourrir» tout compte fait!!!

À la radio de Radio-Canada: Après les artistes, les scientifiques


Décidément, l’heure est aux votes!

15 juillet 2008

J’ai sollicité votre appui, chers amis, pour un concours photo, c’est vrai et merci encore de votre appui. Les résultats seront connus durant l’été. Mais je veux vous parler d’un autre événement qui nécessite votre vote. Pas pour moi cette fois, mais pour ma belle-soeur Isabelle.

Depuis plusieurs mois déjà, elle vit l’aventure originale de Cinéma-Académie. Le projet se déroule sur internet jusqu’à maintenant et permettra à des comédiens amateurs de tourner un film qui sera présenté en salles de cinéma en bout de ligne. Pas pire, hein?

L’heure de choix final est arrivé et trois candidates se partagent le rêve d’interpréter le personnage pour lequel elle a auditionné, celui de «Rose». Si vous voulez lui donner une chance de vivre ce beau rêve qu’elle a, je vous en donne l’occasion en vous présentant le lien qui mène directement à la page où vous pouvez voter pour elle et visionner l’audition finale des trois candidates. Un pré-requis cependant: vous devez être membre de canoe.ca. Mais c’est pas sorcier!

Cliquez ici pour voter

Vous pourrez voter une fois par jour jusqu’au 21 juillet! Alors l’appel est lancé et n’hésitez pas à rendre une formidable belle-soeur heureuse, la mienne, en votant ! Qui sait?

En son nom, merci beaucoup! Et merde Isabelle!!!


Je l’avoue…

9 juillet 2008

Le 3 juillet, jour anniversaire de la fondation de Québec, il a plu. Il a tant plu que ça ne m’a pas plu d’aller sous la pluie, malgré l’ardeur de mon amour de Québec la française, de Québec la poète, de Québec la résistante. Sous la pluie battante, non, les gens de Québec ne sont pas capable de se mobiliser, moi la première… je l’avoue!


Appel à la mobilisation pour le 3 juillet

25 juin 2008

L’ Union des artistes nous invite à nous réveiller pour les célébrations du 400è de Québec.

La population de Québec est-elle encore capable de se mobiliser?

J’y serai!

Lire le communiqué



Mais je me tais…

20 mai 2008

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L’on fait avancer sur mon fleuve les ombres de navires bourrés de gaz, et je me tais.

L’on s’attaque à la dignité de journalistes de ma ville, et je me tais.

L’on saccage les boisés grouillant de vie de mes banlieues pour y transplanter du béton, et je me tais.

L’on insulte les employés qui veillent au bon fonctionnement de ma cité, et je me tais.

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Mais quel est ce silence?

C’en est un plein d’indignation, teinté de colère et d’exaspération.

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Mais je crie, pourtant! Je crie en appuyant la résistance, en boycottant un journal rendu trop insipide, en marchant et en utilisant le transport en commun le plus possible, et en travaillant avec toujours autant de respect pour le public.

Mais ce cri-là est bien discret. Il peut paraître comme un sommeil, un peu trop calme, retenu. Il se vit dans la solitude. Mais mille solitudes rassemblées, et là s’élève une clameur. Et on l’entend alors, bien ferme et appuyée: le cri de la solidarité…

Car je l’aime ma cité. Mais je me tais.


Le grand ménage du printemps

6 mai 2008

Y a pas que la maison qui demande à être dépoussiérée. Y a ma vie. Faire le tour d’horizon de mes engagements, de mes responsabilités, de mes implications pour larguer ce qui est de trop, reconsidérer tout ce que je fais par automatisme, par habitude… Redéfinir ce qui m’importe vraiment et me libérer du temps pour ne pas porter tous les jours le souci de ce que j’ai à faire pour hier, pour aujourd’hui, pour demain. Seulement faire des choix pour me libérer d’inquiétudes, d’angoisses, de fatigue. N’y avait-il pas un jour pensé pour se reposer dans la semaine? Le mien s’est caché quelque part et je n’arrive plus à remettre la main dessus; Dieu sait combien je suis distraite… mais en fouillant, je vais le retrouver! Ouais, pour bénéficier d’un jour pour me reposer, pour être avec les miens, être, tout simplement.


Journée mondiale du livre et du droit d’auteur

23 avril 2008

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Je me posais les questions suivantes aujourd’hui, tout simplement…:

Si, à mes enfants, je ne devais conseiller la lecture que d’un seul livre au début de leur vie d’adulte, lequel leur présenterais-je?

Sans hésiter, ce serait La belle aux oranges de Jostein Gaarder. Ainsi, je les mettrais en contact avec les grandes interrogations et les mystères du sens de la vie, de l’amour, avec la grandeur et la beauté de l’univers… et ce, de façon fort poétique. Oui, La belle aux oranges.

Si, à des enseignants ou tout intervenant auprès de la jeunesse, je ne devais conseiller la lecture que d’un seul livre, lequel leur présenterais-je?

Je n’hésite pas non plus, ce serait Il y a un garçon dans les toilettes des filles de Louis Sachar. Pour sa belle incursion dans la tête d’un enfant rejeté par ses pairs, et les magnifiques mains tendues d’une accompagnatrice exceptionnelle. C’est un hommage vibrant à l’intelligence des enfants.

Voilà! Et vous? lequel me conseilleriez-vous?


La cacophonie des «ites»

27 mars 2008

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J’aime la musique… lorsqu’elle sonne bien. Mais je me heurte depuis le début de l’année à des parasites qui veulent ma peau on dirait! Bronchite, sinusite et otite se succèdent sur un tempo allegro avec plus ou moins de silences sur la longue partition des mois d’hiver. La baguette du chef, même en saupoudrant ses antibiotiques, n’arrive pas à mâter ses musiciens… Je voudrais bien mettre un point d’arrêt sur cette cacophonie et un point d’orgue sur ma santé enfin revenue…

Alors j’attends l’harmonie tant espérée, tout en me demandant: quelle est cette musique? Que veut donc bien me dire ce corps qui se rebelle? Et mon coeur, tel une timbale, se débat en cherchant sa réponse, mes cordes sensibles vibrent et j’attends que les vents me répondent… Symphonie toute personnelle…


Une chaîne qui vaut son pesant d’or

13 mars 2008

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Ne vous méprenez pas, surtout! Je ne vous parlerai pas de bijoux, ni de chaîne pyramidale qui voudrait vous rendre riche! Je vous parlerai d’un bien tellement plus grand et tellement plus précieux que tout ça: notre bien à tous.

Ma réflexion a débuté (je devrais dire que ma réflexion a récidivé) hier après un simple achat que j’ai fait dans une pharmacie. J’étais à la recherche d’une crème à mains pour soulager les rigueurs de mon travail avec les livres. J’ai trouvé l’allée où toutes les marques sont présentées et où il ne me restait qu’à choisir l’heureuse élue, celle qui partagerait mon quotidien pendant quelques semaines.

Premier réflexe, choisir la moins dispendieuse. Je la trouve: un beau spécial du proprio à 4.99$. L’allure du tube est cependant un brin décevante… Je cherche donc le plus beau contenant et regarde le prix: 6.99$. J’aurais l’air plus «in» avec celui-là. J’hésite donc entre le prix et la beauté… Quel dilemme me direz-vous?… Je regarde le plus beau tube et me rends compte qu’il provient des États-Unis. Le moins cher, lui, de Toronto. Voilà deux bonnes raisons pour acheter ce dernier. C’est ce que je m’apprête donc à faire lorsque j’aperçois, discret et presque hors de portée, un petit tube beige sur lequel je lis en gros caractère PUR NOISETIER. Et oui! je viens de faire de la publicité!!! Je sais… (Je n’ai pas de part dans la compagnie, rassurez-vous!) Je reviens donc au petit tube beige et remarque qu’il provient du Québec, de l’Estrie plus précisément. Moi qui prône depuis longtemps l’achat local, me voilà qui m’emballe! Et je jette un coup d’oeil sur le prix: 7.99$. Je me désemballe un brin, c’est le plus dispendieux des trois… Et la tergiversation recommence… Le moins cher de Toronto? Celui qui a de la gueule mais qui vient des États? Ou celui du Québec et qui coûte le plus cher?

Devinez-vous mon choix ultime? J’ai fini par pencher pour le plus cher qui venait du Québec! Et je suis fière de mon coup! Pourquoi? parce que bien que j’aie payé 3.00$ ou 1.00$de plus, dépendant de l’autre choix que j’aurais fait, j’ai encouragé un producteur de mon coin de pays, un producteur qui pourra offrir du travail à des gens de chez-nous à un salaire décent; un producteur qui ne fera pas venir ses matières premières du bout du monde en polluant au passage. J’ai encouragé le commerce québécois et cela lui permettra, si on le fait tous, de résister aux assauts des multinationales qui ne pensent, bien souvent, qu’aux profits de leurs seuls actionnaires!  C’est ce genre de monde que nous voulons? Nous n’avons pas tous la chance d’être actionnaires, mais nous avons tous la chance de vivre dans un coin du monde des plus merveilleux. Il redeviendra plus que merveilleux si l’on se serre les coudes et si l’on remet aussi en question le fameux «payer moins cher» qui semble devenu notre hymne parfois trop national. Nous allons tout perdre si nous restons endormis; notre qualité de vie et nos emplois décents. Il faut penser à long terme… Achetons d’abord Québécois!

C’est de cette chaîne dont je voulais vous parler. Ce n’est pas nouveau, je sais. Mais passons à l’action, pour vrai! Achetons Québécois, et on sera gagnant sur toute la ligne! Et si mon 3.00$ répétitif permettait que mes confrères puissent gagner davantage pour échapper à l’emprise de toutes ces chaînes à bas prix qui vendent à profusion du «made in China», je serais fière de ce que j’ai accompli. Embarquez-vous? C’est si simple…

Et vous, laquelle auriez-vous choisie?

P.S. la crème est de très bonne qualité par surcroît!


500 livres

7 mars 2008

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Ne vous méprenez pas, surtout. Il ne s’agit pas d’une chronique littéraire. Il s’agit d’une affaire de poids. Je vous rassure tout de suite: je ne pèse pas 500 livres! Je ne parlerai pas non plus de la populaire émission «Délivrez-moi de mes kilos». Je vous parlerai du poids qu’un homme, et par conséquent toute sa famille, a en moins sur les épaules. Depuis hier.

Il s’agit d’une merveilleuse nouvelle en fait! C’est l’histoire d’un homme fier et fonceur qui a mis fin, hier, à plus de cinq longues années de recherche et d’écriture. Il a mis hier le point final à plus de soixante-six mois de captivité intellectuelle, à plus de mille neuf cent quatre-vingts jours de souci permanent et à plusieurs milliers de dollars d’endettement. À travers le bonheur de voyager, de découvrir et inventer: une famille à élever, des questions de sous pour tracasser, des absences répétées…

Hier, le grand saut final… la soutenance d’une thèse brillamment défendue et le verdict tant attendu. Et quand fut lancé le fameux «Accepté», nous avons tous craqué de bonheur et de libération. La délivrance!!!

Nous avions 500 livres sur les épaules mon amour. Mais c’est à six qu’on les a portées. Et hier, nous nous en sommes déchargés pour mieux tout de suite les reprendre, mais cette fois, sous forme de fierté! C’est fou ce qu’elles paraissent plus légères…


De bonnes nouvelles!!!

1 mars 2008

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J’entendais hier, lors des différents bulletins d’information sur lesquels je suis tombée, qu’il y avait enfin de bonnes nouvelles pour Donnacona (une ville en bordure du fleuve sitée à quelques 40km de Québec) qui vient de voir fermer son usine de pâtes et papiers AbitibiBowater. On annonçait bien fort, avec trompettes et clairons, que malgré cette perte économique importante, Donnacona voyait arriver un lot de jeunes familles qui vient s’y installer et que le développement domiciliaire y était fulgurant, les taxes moins élevées et les terrains plus grands. Pour les coffres de la municipalité, c’est génial.

L’étalement urbain est florissant, merveilleux! La diminution des terres agricoles est de plus en plus rapide, c’est fantastique… Les habitants qui viennent travailler à Québec ne peuvent le faire qu’en voiture, faute de transport en commun, c’est vraiment chouette!

Les chroniqueurs entendus hier dans les différents média trouvaient cela emballant. Cela m’inquiète. Ont-ils répété bêtement le communiqué de presse que la municipalité leur avait envoyé? J’ai peine à me réjouir quand je pense aux conséquences environnementales de tels développements. J’attends avec impatience la nouvelle génération de journalistes qui analysera plus en profondeur les retombées de nos actions, qui aura un regard plus critique sur nos décisions et qui pourra éclairer nos choix futurs avec une vision nouvelle tournée vers l’avenir où il n’y a pas que l’économie qui prime. Car ces bonnes nouvelles en sont-elles vraiment à long terme?