J’adore me faire conter des histoires!

10 juillet 2009

Vendeurs de tout acabit, représentants zélés, gourous sournois, démagogues malveillants, s’abstenir! Vos histoires ne m’intéressent pas!

Je préfère mille fois les histoires que les enfants me racontent au travail… les compte-rendus qu’ils me font dans le cadre du club de lecture me procurent tant de plaisir… Leurs sourires béants, leurs yeux moqueurs, leur timidité, leur enthousiame, leur vivacité, leur hésitation, leur innocence et leur doute, leur incroyable candeur et leur fierté sont ma nourriture estivale. Haute gastronomie!

Et quand tout ça se termine par un «top là» bien senti… y a pas de plus beau salaire!


Carrément poétique est en orbite!

10 février 2009

C’était le lancement de notre micro-entreprise hier soir. Le mot lancement ne peut pas mieux convenir à la situation.

 Nous avions d’abord lancé l’invitation à des gens qui nous sont chers en tenant compte de la capacité de la salle, et ils étaient là, présents, avec nous. Ils nous ont lancé quelques fleurs au passage… Nous avons lancé notre projet dans l’univers espérant qu’il le reçoive et le prenne sous son aile…

Nous nous sommes lancé dans le vide, sans filet! C’est ce dont je suis la plus fière je crois…  c’est le signe que nous avons balancé nos peurs et nos hésitations par dessus-bord… Quel bel élan cette soirée!!!

Si vous étiez là, merci encore pour votre soutien… et si vous n’y étiez pas, n’ayez crainte, je vous relancerai bien!


Le pouvoir des mots

31 janvier 2009

J’écris moins ces temps-ci… D’ailleurs on dit qu’un blogue trop bien garni est signe d’une vie sexuelle plutôt pauvre! (entendu à la radio de Radio-Canada, donc source très sérieuse!  ;-) )

Je vous laisse donc tirer vos conclusions sur le fait que je sois moins présente sur la blogosphère…

J’écris moins… mais je vis beaucoup! Je vis tellement que j’ai besoin de moyens simples pour m’apaiser et me recentrer. Il s’agit de toutes petites phrases au pouvoir surprenant. Le pouvoir des mots, c’est incroyable!

Je vous les offre, persuadée que l’une ou l’autre fera son chemin dans les dédales de vos esprits. Je vous les offre sans but précis et si l’une d’elle vous interpelle, ce sera simplement chouette.

Je vous ouvre donc les portes de mon esprit soigneur:

Une chose à la fois Lucie!

Ici et maintenant…

Petit train va loin…

Goûter à ce qui se passe en ce moment…

Je mérite bien une petite sieste…

Pause! je respire profondément et lentement!

Et si je «farnientais» ce soir…

On mange des «n’importe quoi» ce soir! (donc, pas de repas à préparer…)

Je ferme les yeux trente secondes…

Je respire encore profondément et lentement!

Fais confiance à la vie!

et surtout, respire profondément…

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Voilà! et que les mots fassent leur oeuvre maintenant!


2009 est là!

6 janvier 2009

Et j’ai le goût de nous la souhaiter délicieuse cette année! Délicieuse parce que nous aurons goûté ses pluies d’amitiés.

Savoureuse! car nous aurons dégusté les petits moments magiques qu’elle nous offrira sur un plateau d’argent.

Silencieuse! ouais, silencieuse! …que nous ayions la chance de nous tenir loin du vacarme auto-vidéo-boulot à quelques reprises.

Harmonieuse! puisque nous entendrons ses musiques d’unité et de tolérance.

Frondeuse! que cette année en soit une de détermination et de courage aventureux. Il faut bien mettre du piquant dans le quotidien après tout.

Ricaneuse! pour rire de nous-mêmes et s’amuser avec nos proches… une année pleine de vie!

Et surtout, un peu plus lente cette année… histoire d’avoir le temps de s’émerveiller et de goûter tous les petits bonheurs que je viens d’énumérer…

Je vous embrasse mes amis, mes amours… Bonne Année!


Les observations d’une bibliothécaire… 3

21 octobre 2008

Un usager est arrivé à la bibliothèque la semaine dernière en me disant très spontanément: «Il se passe quelque chose de spécial quand on entre ici… de vraiment spécial», renchérit-il. Je le regarde avec des yeux interrogatifs alors qu’il me répète sa phrase avec enthousiasme.

 «Laissez-moi deviner» que je lui réponds. «Vous avez l’impression de vous éloigner subitement du vacarme extérieur et cela vous fait le plus grand bien, n’est-ce pas?» Avec le sourire de l’homme heureux d’être compris, il me répond: «Cet endroit est si paisible qu’il me fait penser à une église… et c’est peut-être même encore mieux qu’une église».

Comme de quoi le silence est nécessaire à notre équilibre, au même titre que le noir de la nuit permet aux étoiles de briller…


Les observations d’une bibliothécaire… 2

14 avril 2008
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Le type «courageux timide»


Il y a sur cette terre, dans nos villes et dans notre entourage, des êtres courageux plus que nous. Il se trouvent, tout près,  des gens  à qui la vie n’a pas donné la chance de développer des relations interpersonnelles faciles et harmonieuses; ces êtres sensibles n’ont pas goûté la joie comblante de communiquer simplement et ouvertement avec leurs pairs. Ils en souffrent… Ils voudraient tant s’ouvrir aux autres mais éprouvent des difficultés qui leur semblent parfois insurmontables. Sacrée et pourrie timidité qui altère notre vision des autres! Introvertis, ils s’emprisonnent eux-mêmes, à l’occasion, dans une solitude qui leur pèse atrocement. (et je sais de quoi je cause…)

J’en arrive au courage… Chaque matin, ils affrontent leur peur des autres, la phobie sociale qui les assaille et les rend si inconfortables dans un quotidien qui paraît si simple pour la majorité d’entre nous… 

Se présenter au comptoir de la bibliothèque avec des livres qui ont pour titre: Comment se faire des amis, Comment entamer une conversation,  ou Pour ne plus être seul dénote une volonté ferme de s’en sortir et d’arriver enfin à créer des contact humains dignes de ce nom. Pour ces «courageux timides», le seul passage au comptoir de prêt est un véritable tour de force. Le regard fuyant, ils attendent impatiemment leur relevé espérant que cette épreuve d’humain à humain se termine le plus rapidement possible.

À ceux-là, je lève mon chapeau et m’incline bien bas devant ce simple geste presque héroïque. Et je ne demande pas mieux que, presque tendrement, nos regards se croisent  pour leur transmettre un peu de chaleur. Car après tout, nous sommes pas tous des individus froids et menaçants…


Les observations d’une bibliothécaire…

2 avril 2008

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Certaines personnes frappent mon imaginaire et c’est à elles que je dédie cette série que je débute aujourd’hui. Voici ce qu’elles m’inspirent… Toute ressemblance avec des personnages réels n’est que pure coïncidence.

Le type «fantôme solitaire»

Ce type fantôme hante les murs de la bibliothèque à temps plein. Tous les jours de la semaine, il apparaît dès l’ouverture et quitte gentiment lorsque vient l’heure de la fermeture, sans fracas ni bruit de chaînes . Il est là, il erre un peu désabusé, laisse passer le temps dans un coin en roupillant un brin parfois. Il passe presqu’inaperçu et se fait toujours des plus discret. On le remarque par la fluidité de sa démarche silencieuse, et son besoin (et oui les fantômes ont aussi de mauvaises habitudes) d’aller «prendre l’air» en fumant sa cigarette à toutes les trente minutes. Et après trois heures d’errance, il finit par se manifester à nous en demandant tout doucement, chaque jour: «Scusez! avez-vous l’heure?» Comme s’il en doutait encore… et nous remercie chaque fois de façon bien polie.

Rare sont les fois où il ouvre un livre;  si l’envie de faire quelque chose lui vient, il jettera son dévolu sur un poste informatique. De nature plutôt lunatique, il sera surpris d’entendre la musique qui annonce l’imminente fermeture de l’établissement. Il ne ferait pas de mal à une mouche… il semble doux comme un agneau, mais il vagabonde, là, comme dans la vie sans doute, car il est de tendance très solitaire. Trop solitaire. Y a-t-il quelqu’un pour lui rappeler qu’il n’est pas vraiment un fantôme?


Blanc

5 mars 2008

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Lorsqu’au réveil on jette un coup d’oeil à la fenêtre et que l’on y voit du blanc, violent, poussé par des vents saccageurs, c’est que dehors, la tempête fait rage.

J’ai le nez à la fenêtre. Je n’y vois que du blanc… Du blanc qui me dispense un moment de toutes ces images qui d’ordinaire envahissent mes pensées; je n’ouvre pas la télé. Du blanc qui semble effacer toute trace d’humanité; et je ressens notre fragilité. Du blanc qui nous immobilise de force un moment; j’arrête ma course un instant. Du blanc fluide qui se faufile dans tous les racoins: c’est le déguisement du vent. Du blanc qui garde toute la maisonnée sous son châle de sommeil profond: la joie des écoles fermées. Du blanc qui garde lié tout un clan: un chaud sentiment de sécurité.

C’est silencieux ici ce matin… je ferme les yeux et respire sereinement. Mais qu’est-ce que j’entends? Du grésil… du grésil qui frappe à ma fenêtre!

Lorsqu’au réveil on jette un coup d’oreille à la fenêtre et que l’on y entend du vent, du vent et du grésil accoquinés dans de bruyantes fiançailles, c’est que dehors la tempête fait rage. Tempête de sable……….. blanc?