POUR MON RAPATRIEMENT
Homme aux labours des brûles de l’exil
selon ton amour aux mains pleines de rudes conquêtes
selon ton regard arc-en-ciel bouté dans les vents
en vue de villes et d’une terre qui te soient natales
je n’ai jamais voyagé
vers autre pays que toi mon pays
un jour j’aurai dit oui à ma naissance
j’aurai du froment dans les yeux
je m’avancerai sur ton sol, ému, ébloui
par la pureté de bête que soulève la neige
un homme reviendra
d’en dehors du monde
Gaston Miron
23 septembre 2009 à 10:28 |
Le Moulin à paroles fut pour moi une occasion – elles sont trop rares – de redécouvrir les magnifiques mots de ce poète exceptionnel qu’est Gaston Miron.