Je ne peux résister plus longtemps au désir que j’ai de vous écrire, chers artisans, histoire de vous partager mes réflexions suite à ce jeudi béni du 25 octobre 2008 où j’ai revu pour une seconde fois ce grand Notre Hamlet, au subventionné Théâtre Premier Acte.
Je dis «béni» car l’intensité du moment est unique et difficilement inégalable (au théâtre bien sûr!
).
Je dis «béni» car les charges émotives tranportées sur le dos des comédiens nous sont transmises avec une habileté déconcertante.
Béni, car l’enchantement nous transporte du début à la fin dans ce pays de rires et de larmes savamment orchestrés.
Vous nous partagez avec tant de générosité votre implication totale dans la peau de vos personnages, qui interprètent ensuite ceux de Shakespeare, que nous ne pouvons faire autrement que de vous aimer dans vos souffrances et votre fragile et sympathique humanité. Vos présences parmi nous avant la pièce et à la pause renforce notre communion à un tel point que notre regard sur ce qui se passe sur la scène revêt par la suite une profondeur immense. En tout, pour vous, trois heures de don de vous-mêmes sous vos masques et dans une chaleur quasi accablante.
Parlons-en de vos masques de comedia del’arte. Quelle idée de génie! Jamais, jamais, ils ne viennent enlever une once de l’intensité de la tragédie, jamais ils n’enlèvent de pertinence et de justesse au propos. Ils sont devenus des outils pour livrer les sentiments les plus profonds et pour voir au delà de l’évidence… Étrangement, ils participent à une plus grande vigilence dans l’écoute du texte; ils nous donnent accès à la subtilité des mots que vous livrez avec tant de passion…
Et la musique, divine musique! Comme elle est présente et belle et touchante et percutante et envoûtante et enveloppante… Les musiques de Purcell (dont j’aimerais vraiment connaître les références) et la trame ostinato sont d’une telle efficacité… J’en ai encore la chair de poule quand j’y pense!
Bon, c’est un peu méli-mélo tout ce que je vous dis, mais je voulais transmettre aux 26 personnes que vous êtes ou incarnez, toute mon admiration et tous mes mercis des plus sincères pour ce vous m’avez fait vivre encore une fois. Le génie de la céativité prend plusieurs chemins et à l’évidence, il s’est grandement plû à croiser le vôtre.
Merci encore et bravo mille fois.
Une bénévole de Premier Acte qui n’a jamais été aussi heureuse d’être bénévole à Premier Acte et qui espère votre retour à Québec et celui de Notre Hamlet. Je le reverrai si la vie me le permet…
P.S. Et c’est vrai que les britanniques sont sympathiques!!!

Publié par lucie
Publié par lucie 
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et c’est ainsi que Pas de deux est né…