À la troupe du Théâtre de l’Atelier

29 septembre 2008

Je ne peux résister plus longtemps au désir que j’ai de vous écrire, chers artisans, histoire de vous partager mes réflexions suite à ce jeudi béni du 25 octobre 2008 où j’ai revu pour une seconde fois ce grand Notre Hamlet, au subventionné Théâtre Premier Acte.

Je dis «béni» car l’intensité du moment est unique et difficilement inégalable (au théâtre bien sûr! ;-) ).

Je dis «béni» car les charges émotives tranportées sur le dos des comédiens nous sont transmises avec une habileté déconcertante.

Béni, car l’enchantement nous transporte du début à la fin dans ce pays de rires et de larmes savamment orchestrés.

Vous nous partagez avec tant de générosité votre implication totale dans la peau de vos personnages, qui interprètent ensuite ceux de Shakespeare, que nous ne pouvons faire autrement que de vous aimer dans vos souffrances et votre fragile et sympathique humanité. Vos présences parmi nous avant la pièce et à la pause renforce notre communion à un tel point que notre regard sur ce qui se passe sur la scène revêt par la suite une profondeur immense. En tout, pour vous, trois heures de don de vous-mêmes sous vos masques et dans une chaleur quasi accablante.

Photo Érick Labbé, Le Soleil

Parlons-en de vos masques de comedia del’arte. Quelle idée de génie! Jamais, jamais, ils ne viennent enlever une once de l’intensité de la tragédie, jamais ils n’enlèvent de pertinence et de justesse au propos. Ils sont devenus des outils pour livrer les sentiments les plus profonds et pour voir au delà de l’évidence… Étrangement, ils participent à une plus grande vigilence dans l’écoute du texte; ils nous donnent accès à la subtilité des mots que vous livrez avec tant de passion…

Et la musique, divine musique! Comme elle est présente et belle et touchante et percutante et envoûtante et enveloppante… Les musiques de Purcell (dont j’aimerais vraiment connaître les références) et la trame ostinato sont d’une telle efficacité… J’en ai encore la chair de poule quand j’y pense!

Bon, c’est un peu méli-mélo tout ce que je vous dis, mais je voulais transmettre aux 26 personnes que vous êtes ou incarnez, toute mon admiration et tous mes mercis des plus sincères pour ce vous m’avez fait vivre encore une fois. Le génie de la céativité prend plusieurs chemins et à l’évidence, il s’est grandement plû à croiser le vôtre.

Merci encore et bravo mille fois.

Une bénévole de Premier Acte qui n’a jamais été aussi heureuse d’être bénévole à Premier Acte et qui espère votre retour à Québec et celui de Notre Hamlet. Je le reverrai si la vie me le permet…

P.S. Et c’est vrai que les britanniques sont sympathiques!!!


Un moyen sûr de voter pour l’environnement

29 septembre 2008

Le moyen le plus sûr de voter pour l’environnement est de ne pas voter conservateur; c’est le seul parti qui ne présente pas de programme solide en matière d’environnement et le seul aussi à ne pas reconnaître la véracité des changements climatiques. Le parti Conservateur fait l’autruche.

Je vous présente un site internet non partisan qui nous propose une solution efficace pour éviter que les Conservateurs ne prennent le pouvoir lors de l’élection d’octobre. L’on nous fait connaître dans chacune des circonscriptions le candidat ayant le plus de chance de déloger celui du PC. Les données sont basées sur les dernières élections et des sondages régulièrement mis à jour.

C’est une stratégie gagnante… Prenez-en connaissance et dites-moi ce que vous en pensez! Je l’appliquerai… pour ma Terre. Faites-le connaître aussi! Y a de l’espoir!

Voici le lien:

www.voterpourlenvironnement.org


Pour qui ne pas voter…

21 septembre 2008


Source : Cyberpresse, photo Todd Korol

C’est pas possible! Je ne peux pas passer ça sous silence!!! Je ne peux pas croire qu’on en parle déjà plus dans les médias! Je ne comprends pas que cela ne nous assomme pas au plus haut point! Ce fut la nouvelle brutale qui m’a réveillée samedi matin. J’ai une telle charge d’agressivité et de colère en moi que je me dois de la transformer en mots pour m’en libérer un peu. Nous, la «bande de caves» que Jordi Bonnet avait vu en nous, pendant ce temps, on dort… on entend cela sans réagir, on reste froid et indifférent… Hey oh! Y a quelqu’un ? Allo la Terre?

Notre si bon M. Harper, qui a la cote dans la grande région de Québec semble-t-il (je n’y comprends strictement rien), en plus de sabrer dans les programmes culturels, a baffoué dès 2006 les bases de notre démocratie sans remords et dans le plus grand des silence. C’est incroyable! Il a coupé les subventions d’organismes environnementaux où les scientifiques les plus crédibles s’investissaient dans la recherche; il a muselé ces mêmes scientifiques et ordonné aux experts en la matière de ne jamais s’adresser aux médias sans la préalable approbation du bureau du Pemier Ministre (quelle démocratie)! Il a aussi mis à la tête du principal organisme qui a pour mandat de conseiller le gouvernement en matière environnementale, tenez-vous bien, un représentant de l’industrie du… CHARBON!!!!! Mais voyons donc?… Je me disais justement cette semaine, que le discours du gouvernement canadien en matière d’environnement et de changements climatiques était timide, voir quasi inexistant et que c’est désolant. J’en comprends mieux les causes maintenant! M. Harper et sa «chouette équipe» ont délibéremment choisi de mettre de côté les intérêts supérieurs de la population et de l’avenir de l’humanité contre je ne sais quel intérêt financier… Il s’est ouvert la porte toute grande pour laisser émerger en toute impunité des exploitations dommageables pour l’environnement. Et bien bon Dieu, refermons-la lui sur le nez au plus vite! Et de façon convaincante!!!

Oui M. Harper, vous nous offrez un Québec plus fort… bla bla bla… Avec vos choix formidables et édifiants en matière culturelle et environnementale, vous nous rappelez qu’ici, on est vraiment «tannés de mourrir» tout compte fait!!!

À la radio de Radio-Canada: Après les artistes, les scientifiques


Cosette et compagnie

14 septembre 2008

Je ne peux passer sous silence la soirée ennivrante que j’ai passée cette semaine. Les musiciens, les comédiens,  et les chanteurs qui sont unis dans la comédie musicale Les Misérables nous font vivre trois heures captivantes, trois heures qui passent à la vitesse de l’éclair. On en prendrait encore! La mise en scène de Frédéric Dubois y est pour beaucoup; on a délibérément choisi de retirer de la pièce originale quelques scènes qui n’apportent rien d’essentiel et qui rallongent énormément la comédie musicale. Heureux choix! Et Victor Hugo nous rend témoins d’âmes qui oscillent entre le bien et le mal, entre les questions qui nous hantent tous un jour où l’autre: celles sur le sens de notre vie. Une longue prière…

Toute la famille a beaucoup aimé et est tombé sous le charme des interprétations de Jean Valjean, Fantine, les Thénardier, Javert, Enjolras et à l’unanimité, sans aucun doute, celle d’Éponine (à surveiller dans le futur…).

Et notre coeur était tout entier dévoué à la belle Cosette, incarnée par nulle autre que Myriam!!! Oui, ma petite soeur! Quelle voix! (Myriam, tu évolues maintenant dans les ligues majeures et tu t’y intègres parfaitement, avec aisance et professionnalisme. Bravo! Je suis vraiment très fière de toi, du chemin que tu parcoures un pas à la fois. Tu as bien fait de demeurer dans le merveilleux monde des comédies musicales, ça te va comme un gant!)  Et le contre-do, fais-t’en un ami! Il te sera fidèle, tu verras!

Tous ici, on a été séduits par Les Misérables et je vous souhaite la chance d’aller le voir avant que ça finisse, le 19 octobre. C’est au Capitole à Québec et ça vaut le détour!


Je fais silence et j’écoute… (suite et fin de l’aventure «fermier de famille»)

9 septembre 2008

Courte récapitulation:

J’inscris ma famille après 3 ans d’hésitation à la livraision de paniers de légumes bio par un fermier de la région stop. 375$ stop. Je nous serre la ceinture stop. Aucune livraison de l’été stop. Processus de médiation mis en branle stop. Échec stop. Fermiers malades, surendettés et non solvables stop.

Constats:

J’ai devant moi deux êtres humains qui ploient sous les inquiétudes financières (en effet, ils peinent à assurer leur pain quotidien), deux personnes qui sont sous suivi médical vu leur santé mentale précaire sinon dramatique et dont le jugement est malheureusement altéré, deux parents dépassés par les événements, deux fermiers désemparés…

Peu importe l’action que je pourrais prendre contre eux, (pousser à la faillite, reconnaissance de dettes, petites créances etc.) aucun jugement m’étant favorable ne pourrait être éxécuté, faute d’argent (les chiffres ont été vérifiés dans le processus de médiation), et je me retrouverais dernier créancier, donc la Caisse populaire et les fournisseurs auraient priorité. Mon temps, d’autres sous et mon énergie gaspillés en vain.

Que faire alors? C’est là que la conscience personnelle entre en jeu. Puisque nous en sommes arrivés à la conclusion qu’aucune action collective ne serait efficace, je reste à jongler avec mes pensées pour trouver «ma» meilleure solution. Alors je fais silence et j’écoute…

Quand j’envisage toutes les autres solutions , une seule me laisse totalement en paix. Une seule ne me rend pas malheureuse, une seule me donne l’impression de ne pas empirer les choses. Laquelle?… Faire mon deuil de cet argent. Ce sera un peu mon «donnez au suivant»…

Mais ma conscience ne serait pas totalement tranquille si je gardais le silence complet face à ce couple qui a utilisé mon argent à d’autres fins que celles pour lesquelles je lui avais donné… Je lui lancerai donc mon invitation à donner au suivant, à son tour…

Stop.

P.S. Merci à nos cinq partenaires qui se sont dévoués pour tenter de dénouer l’impasse et à Équiterre pour son soutien moral et technique. À tous les partenaires je souhaite une bien meilleure expérience la prochaine fois! On est tombé sur la pomme pourrie d’un panier rempli de merveilleuses pommes saines pour la santé!


«Pas de deux» prend vie

5 septembre 2008

Les boisés, lieux de rencontre… Voilà le thème qui chapeautait le concours photo auquel j’ai participé cet été. En ce qui me concerne, mon expérience s’en est inspirée au maximum.

Tout d’abord, j’ai fait la rencontre de parcs magnifiques à Québec, des trésors trop souvent ignorés, puisqu’il fallait que les photographies soumises au concours soient prises en ces lieux bénis.

J’ai aussi rencontré, dans mes déambulations insouciantes, des arbres inspirants et rassurants, humbles et forts à la fois, réconfortants, fidèles… Quelle source d’émerveillement!

J’ai fait la rencontre, surtout, de deux arbres amoureux,  «deux amants figés dans l’éternité» (comme l’a si bien dit mon amie Lyne Richard), deux arbres qui se sont rencontrés un jour et qui ne sont plus jamais quittés, enlacés dans une danse éternelle et tendre…

et c’est ainsi que Pas de deux est né…

Je remercie mes deux arbres, et vous, chers internautes qui avez voté pour moi. C’est grâce à vous que j’ai remporté hier soir le Grand prix du public avec, en prime, une aventure en montagne aux Palissades de Charlevoix et un bon d’achat de 200$ chez Gosselin photo.

Ma photo se retrouvera également dans une banque d’images librement accessible pour les concepteurs de matériel pédagogique, en plus de faire la tournée de trois bibliothèques de la région de Québec pour une exposition parrainée par l’Association forestière du Québec métropolitain.

«Pas de deux» prend vraiment vie… et ça me donne donne envie plus que jamais de garder mes yeux grands ou verts!

Voici les dates d’exposition pour les amoureux des arbres:

Du 12 septembre au 2 octobre 2008 à la bibliothèque Collège-des-Jésuites située dans l’arrondissement de la Cité au 1120, boul. René-Lévesque Ouest, Québec

Du 7 octobre au 26 octobre 2008 à la bibliothèque Roger-Lémelin située dans l’arrondissement Laurentien au 4705, Promenade-des-Soeurs, Québec

Du 28 octobre au 23 novembre 2008 à la bibliothèque Canardière située dans l’arrondissement de Limoilou au 1601, de la Canardière, Québec

Et pour voir toutes les photos lauréates (elles sont magnifiques!) sur le net:

www.parcsnaturelsquebec.org/spip.php?page=laureats&id_article=197