Au printemps, j’ai inscrit ma famille à la livraison de paniers de légumes bio provenant d’une ferme locale. Les objectifs sont multiples: soutenir un agriculteur local, manger sainement, encourager les cultures sans pesticides ni herbicides nuisibles aux cours d’eau, encourager la souveraineté alimentaire, etc. En fouillant dans les archives du blog, vous trouverez mon billet sur «les histoires de famille» qui racontait mes immenses motivations pour adhérer à ce merveilleux principe!
Cependant, là, ça va pas du tout! Nous sommes rendus début août et nous n’avons pas encore reçu un seul panier malgré les quelques centaines de dollars investis dans ce partenariat qui nous semblait si heureux. Quelle chance j’ai! Il y a deux ou trois ans que je pensais nous inscrire et j’hésitais. Là, je me décide et fais affaire avec une ferme qui avait une bonne réputation depuis ses 4 ans de service et voilà! RIEN! Niet! Nothing!
On nous donne comme raison que les températures ont ravagés les champs…. mais bien d’autres fermes livrent leurs paniers depuis la fin juin avec de beaux et bons gros légumes… Des raisons de santé aussi sont évoquées par les proprios… je peux comprendre, mais on ne laisse pas près de 200 partenaires sans nouvelles, et on les avise si on ne livrent pas nos paniers… certains ont fait le pied de grue pour rien à quelques reprises…
Pour les uns, les centaines de dollars investis contenaient une part de risque qu’ils acceptent peu importe le dénouement de la crise. Pour d’autres, dont nous faisons partie, cette mise de fond s’est faite en se serrant la ceinture au maximum… alors, moins facile à avaler!
Équiterre, qui parraine ce programme, nous a convoqué à une rencontre la semaine prochaine pour nous faire un bilan suite à une visite qu’ils effectueront à la dite ferme. J’espère partager avec vous de bonnes nouvelles…. mais j’ai quelques doutes!
Alors, je cesse de me priver de légumes croyant toujours recevoir un de ces fameux paniers et je me garoche au marché du Vieux-Port, ou celui de Sainte-Foy! Bon appétit!
2 août 2008 à 2:58 |
Oh, quel dommage… En fait, je serais vraiment en colère si ça m’était arrivé. C’est louche, en effet, comme histoire.
Mon fermier de famille nous approvisionne bien en légumes depuis 4 semaines, maintenant, et j’apprécie tellement.
Je te souhaite de bonnes nouvelles: des légumes ou un remboursement.
2 août 2008 à 8:55 |
Est-ce ta première expérience Caroline? si oui, les récoltes sont bonnes donc? Je t’envies un brin j’avoue! Et pour le moment, j’oscille entre frustration et incompréhension… la colère viendra peut-être plus tard! Bye!
2 août 2008 à 9:00 |
Ouais, quelle platitude! On attend des légumes et on reçoit du vent. Mais maintenant que les carottes sont cuites, il faut donc se laisser porter par le vent… Les haricots magiques, ça n’existe plus. Et tu auras des nouvelles fraîches bientôt… Mets ça dans ton panier! Alors, avant que mon commentaire devienne un navet, je vais ménager la chèvre et le chou. Et te dire que les fruits viennent à point à qui sait attendre. Vos investissements ne feront sûrement pas patate! Et la récolte viendra… Alors, bisous, mon chou!
2 août 2008 à 9:03 |
quelle inspiration camarade! je demeure bouche bette…. euh, bouche bée!
11 août 2008 à 8:59 |
C’était notre 2e abonnement à un fermier de famille, un différent les deux fois. Tout a toujours été rondement! Je n’avais jamais imaginé que les risques qu’on nous fait envisager en “signant le contrat” puissent vraiment se pointer. Je prenais pour acquis que j’achetais des légumes, pas que je soutenais un agriculteur!
Ton expérience me fait mesurer la profondeur de l’engagement du mouvement de l’ASC.
Et ma foi, ce sont là les risques de l’agriculture, biologique ou pas. Tous les fermiers sont à risque de grande fatigue et tous les champs, à risque de surabondance d’eau ou de semences qui prennent mal, etc.
Bonne médiation!