Blanc

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Lorsqu’au réveil on jette un coup d’oeil à la fenêtre et que l’on y voit du blanc, violent, poussé par des vents saccageurs, c’est que dehors, la tempête fait rage.

J’ai le nez à la fenêtre. Je n’y vois que du blanc… Du blanc qui me dispense un moment de toutes ces images qui d’ordinaire envahissent mes pensées; je n’ouvre pas la télé. Du blanc qui semble effacer toute trace d’humanité; et je ressens notre fragilité. Du blanc qui nous immobilise de force un moment; j’arrête ma course un instant. Du blanc fluide qui se faufile dans tous les racoins: c’est le déguisement du vent. Du blanc qui garde toute la maisonnée sous son châle de sommeil profond: la joie des écoles fermées. Du blanc qui garde lié tout un clan: un chaud sentiment de sécurité.

C’est silencieux ici ce matin… je ferme les yeux et respire sereinement. Mais qu’est-ce que j’entends? Du grésil… du grésil qui frappe à ma fenêtre!

Lorsqu’au réveil on jette un coup d’oreille à la fenêtre et que l’on y entend du vent, du vent et du grésil accoquinés dans de bruyantes fiançailles, c’est que dehors la tempête fait rage. Tempête de sable……….. blanc?

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