La cacophonie des «ites»

27 mars 2008

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J’aime la musique… lorsqu’elle sonne bien. Mais je me heurte depuis le début de l’année à des parasites qui veulent ma peau on dirait! Bronchite, sinusite et otite se succèdent sur un tempo allegro avec plus ou moins de silences sur la longue partition des mois d’hiver. La baguette du chef, même en saupoudrant ses antibiotiques, n’arrive pas à mâter ses musiciens… Je voudrais bien mettre un point d’arrêt sur cette cacophonie et un point d’orgue sur ma santé enfin revenue…

Alors j’attends l’harmonie tant espérée, tout en me demandant: quelle est cette musique? Que veut donc bien me dire ce corps qui se rebelle? Et mon coeur, tel une timbale, se débat en cherchant sa réponse, mes cordes sensibles vibrent et j’attends que les vents me répondent… Symphonie toute personnelle…


Jostein Gaarder, philosophe et écrivain norvégien, l’a dit:

20 mars 2008

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«La vraie connaissance ne peut venir que de l’intérieur de chacun.  Personne ne peut vous l’asséner.»


Une chaîne qui vaut son pesant d’or

13 mars 2008

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Ne vous méprenez pas, surtout! Je ne vous parlerai pas de bijoux, ni de chaîne pyramidale qui voudrait vous rendre riche! Je vous parlerai d’un bien tellement plus grand et tellement plus précieux que tout ça: notre bien à tous.

Ma réflexion a débuté (je devrais dire que ma réflexion a récidivé) hier après un simple achat que j’ai fait dans une pharmacie. J’étais à la recherche d’une crème à mains pour soulager les rigueurs de mon travail avec les livres. J’ai trouvé l’allée où toutes les marques sont présentées et où il ne me restait qu’à choisir l’heureuse élue, celle qui partagerait mon quotidien pendant quelques semaines.

Premier réflexe, choisir la moins dispendieuse. Je la trouve: un beau spécial du proprio à 4.99$. L’allure du tube est cependant un brin décevante… Je cherche donc le plus beau contenant et regarde le prix: 6.99$. J’aurais l’air plus «in» avec celui-là. J’hésite donc entre le prix et la beauté… Quel dilemme me direz-vous?… Je regarde le plus beau tube et me rends compte qu’il provient des États-Unis. Le moins cher, lui, de Toronto. Voilà deux bonnes raisons pour acheter ce dernier. C’est ce que je m’apprête donc à faire lorsque j’aperçois, discret et presque hors de portée, un petit tube beige sur lequel je lis en gros caractère PUR NOISETIER. Et oui! je viens de faire de la publicité!!! Je sais… (Je n’ai pas de part dans la compagnie, rassurez-vous!) Je reviens donc au petit tube beige et remarque qu’il provient du Québec, de l’Estrie plus précisément. Moi qui prône depuis longtemps l’achat local, me voilà qui m’emballe! Et je jette un coup d’oeil sur le prix: 7.99$. Je me désemballe un brin, c’est le plus dispendieux des trois… Et la tergiversation recommence… Le moins cher de Toronto? Celui qui a de la gueule mais qui vient des États? Ou celui du Québec et qui coûte le plus cher?

Devinez-vous mon choix ultime? J’ai fini par pencher pour le plus cher qui venait du Québec! Et je suis fière de mon coup! Pourquoi? parce que bien que j’aie payé 3.00$ ou 1.00$de plus, dépendant de l’autre choix que j’aurais fait, j’ai encouragé un producteur de mon coin de pays, un producteur qui pourra offrir du travail à des gens de chez-nous à un salaire décent; un producteur qui ne fera pas venir ses matières premières du bout du monde en polluant au passage. J’ai encouragé le commerce québécois et cela lui permettra, si on le fait tous, de résister aux assauts des multinationales qui ne pensent, bien souvent, qu’aux profits de leurs seuls actionnaires!  C’est ce genre de monde que nous voulons? Nous n’avons pas tous la chance d’être actionnaires, mais nous avons tous la chance de vivre dans un coin du monde des plus merveilleux. Il redeviendra plus que merveilleux si l’on se serre les coudes et si l’on remet aussi en question le fameux «payer moins cher» qui semble devenu notre hymne parfois trop national. Nous allons tout perdre si nous restons endormis; notre qualité de vie et nos emplois décents. Il faut penser à long terme… Achetons d’abord Québécois!

C’est de cette chaîne dont je voulais vous parler. Ce n’est pas nouveau, je sais. Mais passons à l’action, pour vrai! Achetons Québécois, et on sera gagnant sur toute la ligne! Et si mon 3.00$ répétitif permettait que mes confrères puissent gagner davantage pour échapper à l’emprise de toutes ces chaînes à bas prix qui vendent à profusion du «made in China», je serais fière de ce que j’ai accompli. Embarquez-vous? C’est si simple…

Et vous, laquelle auriez-vous choisie?

P.S. la crème est de très bonne qualité par surcroît!


Coluche, humoriste et acteur français, l’a dit:

9 mars 2008

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«L’instabilité est nécessaire pour progresser. Si on reste sur place, on recule.»


500 livres

7 mars 2008

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Ne vous méprenez pas, surtout. Il ne s’agit pas d’une chronique littéraire. Il s’agit d’une affaire de poids. Je vous rassure tout de suite: je ne pèse pas 500 livres! Je ne parlerai pas non plus de la populaire émission «Délivrez-moi de mes kilos». Je vous parlerai du poids qu’un homme, et par conséquent toute sa famille, a en moins sur les épaules. Depuis hier.

Il s’agit d’une merveilleuse nouvelle en fait! C’est l’histoire d’un homme fier et fonceur qui a mis fin, hier, à plus de cinq longues années de recherche et d’écriture. Il a mis hier le point final à plus de soixante-six mois de captivité intellectuelle, à plus de mille neuf cent quatre-vingts jours de souci permanent et à plusieurs milliers de dollars d’endettement. À travers le bonheur de voyager, de découvrir et inventer: une famille à élever, des questions de sous pour tracasser, des absences répétées…

Hier, le grand saut final… la soutenance d’une thèse brillamment défendue et le verdict tant attendu. Et quand fut lancé le fameux «Accepté», nous avons tous craqué de bonheur et de libération. La délivrance!!!

Nous avions 500 livres sur les épaules mon amour. Mais c’est à six qu’on les a portées. Et hier, nous nous en sommes déchargés pour mieux tout de suite les reprendre, mais cette fois, sous forme de fierté! C’est fou ce qu’elles paraissent plus légères…


Blanc

5 mars 2008

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Lorsqu’au réveil on jette un coup d’oeil à la fenêtre et que l’on y voit du blanc, violent, poussé par des vents saccageurs, c’est que dehors, la tempête fait rage.

J’ai le nez à la fenêtre. Je n’y vois que du blanc… Du blanc qui me dispense un moment de toutes ces images qui d’ordinaire envahissent mes pensées; je n’ouvre pas la télé. Du blanc qui semble effacer toute trace d’humanité; et je ressens notre fragilité. Du blanc qui nous immobilise de force un moment; j’arrête ma course un instant. Du blanc fluide qui se faufile dans tous les racoins: c’est le déguisement du vent. Du blanc qui garde toute la maisonnée sous son châle de sommeil profond: la joie des écoles fermées. Du blanc qui garde lié tout un clan: un chaud sentiment de sécurité.

C’est silencieux ici ce matin… je ferme les yeux et respire sereinement. Mais qu’est-ce que j’entends? Du grésil… du grésil qui frappe à ma fenêtre!

Lorsqu’au réveil on jette un coup d’oreille à la fenêtre et que l’on y entend du vent, du vent et du grésil accoquinés dans de bruyantes fiançailles, c’est que dehors la tempête fait rage. Tempête de sable……….. blanc?


De bonnes nouvelles!!!

1 mars 2008

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J’entendais hier, lors des différents bulletins d’information sur lesquels je suis tombée, qu’il y avait enfin de bonnes nouvelles pour Donnacona (une ville en bordure du fleuve sitée à quelques 40km de Québec) qui vient de voir fermer son usine de pâtes et papiers AbitibiBowater. On annonçait bien fort, avec trompettes et clairons, que malgré cette perte économique importante, Donnacona voyait arriver un lot de jeunes familles qui vient s’y installer et que le développement domiciliaire y était fulgurant, les taxes moins élevées et les terrains plus grands. Pour les coffres de la municipalité, c’est génial.

L’étalement urbain est florissant, merveilleux! La diminution des terres agricoles est de plus en plus rapide, c’est fantastique… Les habitants qui viennent travailler à Québec ne peuvent le faire qu’en voiture, faute de transport en commun, c’est vraiment chouette!

Les chroniqueurs entendus hier dans les différents média trouvaient cela emballant. Cela m’inquiète. Ont-ils répété bêtement le communiqué de presse que la municipalité leur avait envoyé? J’ai peine à me réjouir quand je pense aux conséquences environnementales de tels développements. J’attends avec impatience la nouvelle génération de journalistes qui analysera plus en profondeur les retombées de nos actions, qui aura un regard plus critique sur nos décisions et qui pourra éclairer nos choix futurs avec une vision nouvelle tournée vers l’avenir où il n’y a pas que l’économie qui prime. Car ces bonnes nouvelles en sont-elles vraiment à long terme?