La lecture en cadeau!

12 novembre 2009

Pour une amoureuse des livres-jeunesse comme moi, pas de plus belle cause que ça! Car lire est un puissant outil de développement personnel, un moteur pour devenir plus libre, un facteur de réussite scolaire, donc de réussite professionnelle. Lire!… mais aussi écrire correctement. Ecrire adéquatement, en ayant lu, lu et relu!

Découvrez la mission de la Fondation pour l’aphabétisation en cliquant sur l’image et… que donnerez-vous en cadeau à un enfant défavorisé de la région? 

Un livre ma foi!

la lecture en cadeau

Merci d’encourager cette noble cause dans une librairie ou une bibliothèque de votre région!

 


Je vous aime, Gilles Vigneault…

6 octobre 2009

Gilles Vigneault, c’est l’homme à la valise. Une valise  pleine de mots et d’allusions. Des mots chargés de leur propres bagages, des allusions à ce que nous sommes, à ce que nous avons été, à ce que nous rêvons de devenir.

Il est le poète sage inspiré de la terre, de sa terre natale; il a scruté l’horizon longtemps pour y voir de plus près le coeur de l’homme; il est le chansonnier fou qui raconte avec fougue des histoires bouillantes de vie. Il nous ramène avec ses mots sur des chemins de danse et de fête. Il nous convie sur les pistes des sagesses tranquilles que la nature a défrichées pour lui sans retenue. Il respire la mer et nous en redonne ses effluves. Il chante l’amour et ravive en nous des tendresses oubliées. Il rêve de vent et nous partage ses élans…

Gilles Vigneault, pourquoi me touchez-vous autant? et depuis si longtemps?… Et ces larmes qui m’ont assaillie dès votre entrée sur scène, que disent-elles?

Chose certaine, je vous aime…


Je fais miens ces mots de Gaston Miron, poète et éditeur Québécois, amoureux fou de sa patrie à venir…

23 septembre 2009

POUR MON RAPATRIEMENT
 
Homme aux labours des brûles de l’exil
selon ton amour aux mains pleines de rudes conquêtes
selon ton regard arc-en-ciel bouté dans les vents
en vue de villes et d’une terre qui te soient natales
 
je n’ai jamais voyagé
vers autre pays que toi mon pays
 
un jour j’aurai dit oui à ma naissance
j’aurai du froment dans les yeux
je m’avancerai sur ton sol, ému, ébloui
par la pureté de bête que soulève la neige
 
un homme reviendra
d’en dehors du monde

Gaston Miron


Les observations d’une bibliothécaire…4 (ou: comment tuer le goût de la lecture!)

14 septembre 2009

Ce qui me fait particulièrement plaisir, dans le cadre de mon travail, c’est quand une clientèle jugée marginale se présente et viens consulter les richesses culturelles de la bibliothèque. Ce fut le cas cette semaine. Un petit groupe à problèmes de comportement -c’est ainsi que l’éducatrice me les a présentés- s’est présenté au secteur jeunesse, des jeunes de 9-10 ans. Ils avaient pour mandat de chercher sur le catalogue informatique, un livre qu’ils avaient envie de lire.

J’intitule ce billet: Pardon, petit…

Premier bogue: que fais-tu si tu n’as pas la chance de connaître un titre de livre qui te plaît? Tu cherches vainement…

Tu as 10 minutes pour trouver le titre de ton choix.

Deuxième bogue: que fais-tu quand tu ne sais pas quoi chercher et que les dix minutes passent, et passent? Tu te fais réprimander par ton éducateur…

On te laisse donc une dernière chance pour être bon garçon et faire comme les autres.

Troisième bogue: que fais-tu quand ta recherche demeure infructueuse au cours des cinq minutes de grâce accordées? Tu stresses et paralyses…

On te fait clairement sentir que tu dépasses les limites et les menaces de ne jamais revenir à la bibliothèque fusent dans la bouche de l’éducateur; C’est là que super Lulu a voulu venir à la rescousse du jeune homme. Comment? En lui offrant mon aide tout simplement pour trouver un livre intéressant pour lui. Je me lève et… On te réprimande alors sévèrement ton manque d’intérêt, ton désir de toujours vouloir faire différemment des autres, que tu es de mauvaise foi, qu’on va appeler tes parents, etc. Le ton monte.

Quatrième bogue: Que fais-tu quand ton éducateur ne voit que du rouge et t’accable de tous les défauts de la terre? Tu te rebelles et te retranches dans ce que tu connais le mieux: tu t’opposes!

Et moi, devant cette escalade guerrière, devant les tons de voix qui montaient de plus en plus, je n’ai plus osé m’avancer pour t’offrir mon aide… j’ai senti que j’arrivais trop tard… on ne parlait plus de livres, mais d’un conflit entre un jeune et un adulte frustrés de part et d’autres. J’étais déçue de ne pouvoir partager quelques minutes avec ce jeune pour tenter de lui dénicher le livre rare, celui qui le ferait voyager dans d’exquises contrées imaginaires!

Ce que j’ai fait? En premier de tout, j’ai ragé à l’intérieur en me disant qu’on avait ici manqué la chance de faire grandir un petit gars, qu’on s’était -inconsciemment sûrement- acharné à le rabaisser… Je me suis dit: Bravo, on vient d’écoeurer un jeune à vie des livres!

Ensuite, comme pour me reprendre, j’ai fait venir un de ses copains de classe tout discrètement à mon bureau… Je lui ai dit que j’avais un message super important… un message qu’il devait livrer au jeune en question (qui avait déjà été escorté vers la sortie) sans faute!

Je lui ai dit: Dis à ton ami que la prochaine fois qu’il viendra à la bibliothèque dans le cadre d’une activité de classe, qu’il vienne me voir sans hésiter pour que je puisse l’aider dans ses recherches… Je lui ai fait promettre qu’il le lui dirait.

Car après tout, c’est de ça dont il était question: une banale recherche de livre!…

La prochaine fois, j’interviendrai avant que ça ne dégénère… Pardon, petit! et j’espère vraiment te revoir.


Promenade en forêt

6 septembre 2009

Voir la forêt, la sentir, la toucher, l’entendre… ressentir la paix qu’elle nous inspire, respirer la lenteur qu’elle nous suggère. Marcher dans sa terre un peu molle qui craque à la moindre petite branche piétinée, qui dégage son parfum gratuit d’humus… S’approcher de la rivière et se laisser envahir par ses mélodies changeantes, percevoir le bruit du vent traversant humblement le sommet de ses arbres…. Savourer la fraîcheur qu’elle offre en plein midi et s’asseoir pour contempler; rien que contempler…

Écouter son message:

Tu es faite de la même poussière d’étoile que moi. Bienvenue chez toi!


Au programme…

5 août 2009

Je pousse ici mon soupir de soulagement, mon expiration de détente…

Voici mes vacances, ce haut lieu où je mets de côté les fatigues accumulées, les soucis passés, et les stress incontournables de la vie. Je profite déjà depuis près de 267 minutes de ce moment de grâce duquel je compte bien savourer CHAQUE seconde, qu’elle en soit une de repos, de lecture, de jeu, de marche, de sport, de baleines, de parc naturel, de bouffe, de soleil, de pluie, de rien du tout, de sommeil, de lac ou de rivière; je dévorerai chaque moment familial, amical ou romantique, festif ou silencieux… Je croquerai avec encore plus de vigueur dans mes légumes bio et dans mes épisodes de Prison break. De l’air charlevoisien et des relans de l’Ile je respirerai avec abandon et gratitude.

Pas pire comme programme… non?


Finaliste au Concours d’oeuvres d’art de la Ville de Québec

28 juillet 2009

Je négligerais mon blogue d’après un lecteur fidèle… Merci de me ramener à l’ordre!

Je partagerai aujourd’hui ma joie avec vous. On vient de m’annoncer qu’une photo que j’ai soumise au dit concours d’art visuel a été retenue et que je me retrouve par le fait même parmi les trois finalistes pour l’Arrondissement de Charlesbourg! Je dois ce bonheur à ma photo intitulée: Contre vents et marées.

Pour moi, c’est une immense victoire d’être rendue là. La suite, je la prendrai comme elle viendra, ne boudant pas mon plaisir si d’autres agréables surprises surviennent en cours de route, bien sûr! Mais l’essentiel de l’aventure ne réside-t-elle pas dans le plaisir d’être fièrement ce que nous sommes, de laisser voyager son essence créatrice et de savourer toute marque de reconnaissance?

Gala à l’Hotel de Ville en septembre… à suivre!


Faire confiance… selon un chercheur, théologien, paléontologue et philosophe français.

16 juillet 2009

Accorde-Lui le crédit de penser que sa main te mène bien, à travers l’obscurité et le “devenir”, et accepte, par amour pour Lui de te sentir en suspens, et comme inachevé.

Pierre Teilhard de Chardin


J’adore me faire conter des histoires!

10 juillet 2009

Vendeurs de tout acabit, représentants zélés, gourous sournois, démagogues malveillants, s’abstenir! Vos histoires ne m’intéressent pas!

Je préfère mille fois les histoires que les enfants me racontent au travail… les compte-rendus qu’ils me font dans le cadre du club de lecture me procurent tant de plaisir… Leurs sourires béants, leurs yeux moqueurs, leur timidité, leur enthousiame, leur vivacité, leur hésitation, leur innocence et leur doute, leur incroyable candeur et leur fierté sont ma nourriture estivale. Haute gastronomie!

Et quand tout ça se termine par un «top là» bien senti… y a pas de plus beau salaire!


Le goût du risque

26 juin 2009

Le problème, c’est que si l’on ne prend pas de risque, on risque encore davantage.

Erika Jong, femme de lettres américaine


En état de «Grace»

26 mai 2009

Grace et Gloria

J’ai le bonheur de voir plusieurs pièces de théâtre chaque année; je me suis donné les moyens, par le bénévolat que j’y exerce avec bonheur, de m’offrir régulièrement ces moments privilégiés.

Les pièces que je découvre ou redécouvre sont parfois ludiques, parfois sombres, tantôt violentes ou plus ou moins hermétiques. D’autres fois elles sont des plus inventives, surprenantes; elles nous emmènent à l’occasion dans l’univers du rêve ou nous crachent en plein visage leur terre-à-terre déconcertant. Parfois, au théâtre-jeunesse, elles sont si touchantes et tout en finesse que nous retrouvons instantanément notre nature et nos émotions d’enfant. Tantôt réalistes, et quelques fois hautement symboliques, toutes ont pourtant  le même mérite: elles nous permettent de nous situer chaque fois et toujours un peu plus précisément dans notre quête de sens.

Dans mon univers théâtral de cette année, une rencontre foudroyante…  Le mot est presque faible. Deux femmes ont été mises sur ma route: Grace et Gloria.

Ces femmes m’ont tour à tour servi de miroir, de reflet. Plus touchante l’une que l’autre, elles m’ont accompagnée dans les dédales de mon univers spirituel, sur les sentiers du sens de mon quotidien; elles m’ont fait rire sincèrement et m’ont touché intensément. Elles ne prétendent rien régler; elles nous font juste nous questionner… pour mieux redonner sens. L’âme que leur a donné Tom Ziegler et la parole de chez nous que leur a insufflé Michel Tremblay témoignent d’un talent et d’une inspiration à leur zénith. La vie que leur a donné Jacques lessard et le souffle des deux interprètes, Denise Gagnon et Sophie Dion, nous les rendent si vraies, si belles (oui Grace, tu es belle…) que je m’incline et adhère à l’idée répandue que cette pièce est un chef-d’oeuvre; j’ajouterais: un incroyable hymne à la Vie!

Je vous souhaite ardemment de vivre cette aventure  au Théâtre La Fenière où est joué Grace et Gloria. Vous sortirez de là remués, bouleversés. C’est jusqu’au 18 juillet. J’ai l’impression que les billets vont disparaître comme une volée de papillons…

www.lafeniere.qc.ca 


Fermier de famille… la revanche.

15 mai 2009

Pour ceux qui se souviennent, Daniel et moi avons eu une bien mauvaise expérience l’an dernier avec notre aventure de paniers de légumes bio… quelques centaines de dollars pour zéro légume ou presque… les quelques uns que nous avions mangés avaient été récoltés par les membres et non par le fermier qui devait nous les livrer… Disons que le haricot nous revenait à une dizaine de dollars chacun! (pour bien imager la triste aventure)

Mais là, espoir!!! Toujours aussi convaincus des bienfaits d’une saine alimentation et fiers d’encourager nos agriculteurs du Québec, nous avons joint les rangs (pas celui des carottes ni celui des oignons) de ceux qui font confiance à la Ferme Terra Sativa, dans Portneuf. Nous venons de recevoir quelques nouvelles encourageantes des semis et de la préparation de la terre… et là, j’en ai tout simplement l’eau à la bouche.

Il me presse de croquer dans tous ces fruits et légumes croquants et frais, juteux et savoureux! Il y a déjà plus d’un an que j’en rêve, et là, le rêve va se concrétiser le 30 juin avec une première livraison… Merci la terre! et merci aussi chers agriculteurs plein de tenacité qui croyez au partenariat et à la solidarité. Et bonne saison à nous!

La pouponnière! (photo fournie par la ferme Terra Sativa, printemps 2009)

La pouponnière! (photo fournie par la ferme Terra Sativa, printemps 2009)


Quelques conseils pour les écrivains

14 mai 2009
  • «N’écris jamais un roman en choisissant le point de vue d’un bouton de porte!
  • Les mots étrangers sont appelés ainsi parce qu’ils le sont pour la plupart des lecteurs!
  • Ne mets pas plus de mots dans une phrase qu’elle ne peut en contenir.
  • Si un point est un mur, le deux-point est une ouverture.
  • L’adjectif est l’ennemi naturel du nom.
  • Si tu écries en état d’ivresse, relis ton texte à jeun avant de le donner à imprimer.
  • Les notes de bas de page sont comme les livres posés sur le rayon du bas; personne ne les regarde car il faut se pencher.
  • Respire profondément toutes les trois phrases.
  • On écrit mieux les histoires d’épouvante avec un gant de toilette mouillé sur la nuque.
  • Si l’une de tes phrases te rappelle la trompe d’un éléphant qui essaie de ramasser une cacahuète, c’est que tu dois méditer.
  • Voler une phrase à un poète est un délit; en voler plusieurs est une recherche.
  • Les gros livres ne sont gros que parce que l’auteur n’a pas eu le temps de faire court.»

Extrait de La cité des livres qui rêvent, W. Moers

J’espère que vous me remercierez un jour de vous avoir transmis ce savoir essentiel à toute âme qui veut écrire…  ;-) Je ne pouvais garder pour moi seule ces précieux secrets transmis par une peuplade dissimulée dans les catacombes de Bouquinbourg, dont chaque citoyen est entièrement dédié à la littérature.


Sagesse des peuples

6 mai 2009

Si vous fermez la porte à toutes les erreurs, la vérité restera dehors.

R. Tagore, Inde.


Le but n’est pas de nous sentir coupables…

22 avril 2009

jourdelaterre… mais responsables.

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Bon Jour de la terre!

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